Grèce, le jour d’après

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Réalisé par Pierre Bourgeois

Dès le début de l’année 2015, la Grèce a tenu le monde en haleine. Alors que le pays était contraint d’accepter un énième plan d’austérité, encore plus dur que les précédents, Syriza, le parti de la gauche radicale porté au pouvoir lors des élections du 25 janvier 2015, a joué la carte du bras de fer avec ses « partenaires » européens. À mesure que les négociations patinaient, l’hypothèse d’une sortie de la Grèce de la zone euro – le « Grexit », qui aurait mis en péril l’existence-même de la monnaie unique – devenait moins improbable. Un pays de onze millions d’habitants pesant moins de 2 % du PIB pouvait-il remporter ce bras de fer ? Non.

Le 13 juillet à l’aube, après dix-sept heures de négociations, le sommet de la zone euro s’achevait par la capitulation du gouvernement grec. Le retour à la réalité est violent pour le Premier ministre Aléxis Tsípras : il va devoir appliquer une politique contre laquelle il s’est dressé des années durant.

Peu de temps après, il démissionne et annonce de nouvelles élections le 20 septembre… auxquelles son parti s’est présenté et qu’il vient tout juste de remporter.

Récit chronologique, à Athènes, mais aussi à Bruxelles, de cette partie de bras de fer entre David et Goliath. Ce documentaire écrit par le journaliste Jean Quatremer raconte et analyse ces sept mois au cours desquels l’Europe a tangué et donné une piètre image d’elle-même, de l’espoir suscité en Grèce par la victoire de Syriza à la capitulation en passant par le coup de poker du référendum. Construit comme un récit chronologique, Grèce, le jour d’après donne la parole à de nombreux acteurs de cette tragédie, tels que le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker, le commissaire aux Affaires économiques et monétaires Pierre Moscovici, Elias Nikolakopoulos, politologue réputé en Grèce et membre de Syriza ou l’auteur de polars Petros Markaris.